Samy Thiébault, Caribbean Stories le jazz au carrefour des musiques


Si les rayonnages parfaits dans lesquels rien ne dépassent ne sont pas fait pour vous, alors vous avez sans doute une oreille à prêter au jazz, ou plutôt à la musique jazzy de Samy Thiébault qui signe avec son nouvel album « Caribbean Stories » une véritable ode à la musiques, aux musiques, à toutes les musiques.

Car il s’agit bien de cela dans cet album qui fait la part belle à toutes ces histoires aux parcours parfois voisins qui ont donnés vie au jazz, calypso, valse, boléro, chachacha, merengue et certainement beaucoup d’autres encore pour faire danser les corps et s’agiter les esprits amateurs de poésies.

Place à la musique d’un saxophoniste désireux de nous en mettre plein la vue et les oreilles avec son style sublime où les couleurs se mélangent pour ne former qu’un univers, un monde parfois imaginaire que l’on espère croiser dans la réalité.

Une réalité illustrée dans cet album qui est plutôt différente, ici on met en lumière à travers toutes les musiques de l’arc créole des histoires, celle de la survie d’esclaves africains, celle d’amérindiens suppliciés ou de métis voyageurs et d’autres encore sans classement aucun encore une fois.

Une ouverture sur le monde que l’on retrouve aussi au casting puisque sur cet album les musiciens du groupe viennent de partout, le batteur Arnaud Dolmen, le percussionniste Inor Sotolongo, les guitaristes Hugo Lippi et Ralph Lavital ainsi que le bassiste Felipe Cabrera.

Un album qui se place à la confluence de bien des musiques qui se retrouvent là pour danser et faire danser.

Et c’est de cette façon, sans vraiment décider de ce qui semblait le mieux que Samy Thiébault s’est invité sur ce carrefour son saxophone à la main, une façon de rendre hommage à toutes ces magnifiques musiques en leur donnant un autre élan, en nous offrant un autre point de vue sur chacune d’entre elles.

Santeria ouvre l’album avec un véritable dialogue aussi calme que déterminé entre le saxophone et le reste du monde.

Un dialogue qui prend fin avec l’arrivée d’un beau chachacha aux sonorités blues avec Poesia Sin Fin

Et après avoir parcouru les neuf premiers titres de cet album, laissez vous emporter vers Cuba, l’occasion de flaner en compagnie de Aïda qui vient clôturer ce bel album en admirant l’horizon avec dans l’esprit les souvenirs de ce parcours musical

Calypsotopia que je vous laisse découvrir ici:

Un album disponible le 21/09 chez Gaya Music.

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