Three Letters From Sarajevo, l’album culte de Goran Bregovic


Il y a des musiciens se lancent dans un univers unique, et il y en a d’autres comme Gora, Bregovic qui au fil de l’histoire se lance dans divers univers.
Si vous connaissez déjà son histoire, alors vous avez compris son passage de rock star à celui d’incroyable « chef d’orchestre ».

Compositeur, musicien, rock star, Goran Bregovic aura touché à tout, et surtout profité de son talent pour mélanger chacune de ses expériences pour inventer une musique unique et originale.

Son premier groupe de rock va rester dans l’histoire de l’ex Yougoslavie, Bijelo Dugme (White Button) va sortir un premier album qui va rencontrer un succès fulgurant et qui va se répandre bien au delà des frontières dans toute l’Europe de l’Est avec des millions d’albums vendu et des milliers de spectateurs à chaque concert.

Goran Bregović est le fils d’une mère serbe et d’un père croate, il deviendra le héros de tous les Yougoslaves à la tête de ce groupe de rock.

12 albums en 14 ans, mais Goran Bregović va décider de dissoudre Bijelo Dugme en 1989 après avoir senti la montée d’une fièvre fanatique nationaliste parmi son public.

Il va aussi côtoyer le monde du cinéma avec la composition de la musique du film « Le temps des Gitans » du cinéaste Emir Kusturica. C’est d’ailleurs cette aventure qui va le pousser à travailler toujours plus autour de la musique gitane.

Il y aura aussi «Arizona dream», pour lequel Bregović invite la plus grande figure du punk rock, Iggy Pop sur quelques titres de la BO.

Un peu plus tard, ce sera pour «La Reine Margot» de Patrice Chereau, que Bregović mettra son talent en marche, là ce sera aussi l’occasion de parler du siège en cours à Sarajevo.

La dernière collaboration du cinéaste et de Bregović verra « Underground » récompensé par la Palme d’Or à Cannes en 1995.

Cette fois Goran Bregović va se relancer dans Sa musique avec l’orchestre qui va marier les musiciens et instruments Gitans avec des percussions orientales, un choeur classique avec des polyphonies bulgares, et des cordes avec de la musique électronique.

Un mélange, un mariage qui semble rencontre un grand succès depuis 20 ans déjà puisque ce sont pas moins de 3000 concerts qui ont eu lieu jusqu’à présent.

Sa musique va encore raisonner dans le monde entier dès le 6 octobre 2017 avec le nouvel album Three Letters From Sarajevo

Dès l’entrée de l’album vous reconnaîtrez immédiatement son style, ici le violon est prépondérant mais saute d’une partition à une autre en changeant de style et en se promenant sur le globe.

Un Orchestre des Mariages et des Enterrements, l’album est unique et clairement incroyable!

Au chant on retrouve Bebe, Riff Cohen, Rachid Taha, Asaf Avidan, Sifet et Mehmed (interprétés en espagnol, hébreu, arabe, anglais et serbo-croate).

A l’écoute de l’album il nous parait évident que cet ensemble est cohérent et pourtant la liste de ceux qui arrive à une telle cohérence avec tant de style abordés et joués dans un même album ne doit pas être bien longue.

Un album dédié aux habitants du monde, tous les habitants du monde.

Three Letters from Sarajevo est déjà un album culte!


Christian Letter
, Muslim Letter, Jewish Letter, ce sont ces trois titres que l’on retiendra aujourd’hui, trois titres qui contiennent bien plus de mots que l’on ne pourrait en chanter, les instruments résument à la perfection ce que devrait être le langage universel d’ouverture et de tolérance.

Évidemment vous ne devenez pas passer à coté de Pero, Duj Duj ou encore Made in Bosnia qui vous plongeront dans des univers géniaux et dépaysants.

Soutenir Framasoft