La nausée, nouvel album de La Canaille…


Quelque chose se prépare, et si par temps de rage était un avant gout de ce monde dans lequel on est, un troisième album signé « La Canaille » qui débarque dans un conteste difficile pour beaucoup, et si La Canaille nous dit depuis longtemps que ces mots reflètent une seule parole, la sienne on a quand même un peu l’impression que le monde qu’il chante en musique, que ces mots qu’il crie pour que ceux qui courent devant les autres ou sur les autres entendent enfin cette voix… Un instant de révolte…

Un monde à  deux vitesses qui ici est mis en avant, mais pas seulement évidemment!

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Si Cabadzi nous chantait la vie dégueulasse d’un trader dégueulasse, La Canaille se penche sur ce même monde où la vulgarité n’a pas de vocabulaire, mais se déplace en costard, un monde dans lequel on pourrait croiser un beau banquier qui pense avoir réussi, mais attention ce n’est pas fini (Monsieur Madame).

Avec La Canaille on a toujours droit à  ces sujets qui lui tiennent à  coeur et qui nous tiennent aussi à  coeur, un monde en vrac qui ne tourne plus très rond…

Jamais Nationale vous l’avez découvert il y a quelques jours sur hebdoblog, un clip, pour un cri! Un cri pour dénoncer cette voix à  gerber qui comme un poison se répand indéfiniment en se regardant monter… Des mots qui dénoncent la connerie et l’ignorance. Mon identité elle est plurielle elle est changeante, elle ne sera jamais nationale…

La Canaille à  beaucoup de chose à  partager avec nous, de la motivation et certainement beaucoup d’énergie et de rêves, mais tout ça il l’utilise pour à  sa façon faire évoluer les idées dans ce monde, mettre un coup de pieds dans la fourmilière et réveiller les consciences. Un artiste engagé, certainement! Même si il est vrai que comme il le pense aussi il y a d’autres artistes ou même des hommes et des femmes engagés sur des sujets bien plus importants dans le monde qui sont vraiment là  pour sauver des vies…

Encore un peu c’est certainement cet instant dans l’album où les yeux s’ouvre sur ce défi qu’est la vie, sur cette vie qui se termine toujours de la même façon, à  travers ce couple qui ne veut pas finir en maison de maltraite, on découvre cet espoir qui hante quand même ces gens qui font ce qu’il peuvent pour vivre autant qu’il se peut! De la vie au vide, ça ne semble pas plausible et pourtant…

Pornoland aborde cette misère qui n’est pas seulement économique…

Avec Omar on découvre ce monstre qu’est la ville dans un titre à  la façon d’un court métrage… Pas facile de respirer dans ce monde, pas simple de vivre seul à  l’écart, quand la vie ne vous a pas lâché et vous a fauché, quand la vie à  basculé peut-être sans vous avoir consulté. Un contraste étonnant entre le fric et la misère.

Le silence bien qu’étant bien présent sur cet album n’existe pas, à  moins que le silence soit la musique, à  moins que le silence soit simplement cet instant qui nous permettrait de revivre, de penser, de vivre… Le silence n’est plus là ! L’absence de silence, le vacarme débarque assourdissant comme pour accompagner la misère…

Avec Décalé, La canaille chante ce que je vous disais plus haut, sa parole, et il l’affirme, les mots se pèsent, les mots sont importants et c’est bien pour cette raison qu’il faut que chaque mot qui exprime une chose précise et efficace, un mot qui touche et qui transperce… Décalé c’est presque un autoportrait de La Canaille, ou tout simplement une signature. Et vous savez quoi, on aimerait vraiment que le monde ressemble à  ce dont rêve la canaille, à  un monde dans lequel tout ne serait pas un produit… Ouais, on rêve!

Un instant de douceur violente et étonnante en approchant de la fin, comme si la magie avait opérée comme si l’amour voulait quand même montrer le bout de son nez, on entre dans un univers qui ressemble à  celui de la plupart des familles… enfin un tiers ou peut-être plus… Mais peut-être que ces mots réveilleront ceux qui se sont endormis et errent dans cette vie desséchée en regardant s’endormir l’amour…

Un album incroyablement réussi, et qui met le doigt là  où il faut même si parfois ça fait mal, une lucidité effarante qui permet à  La Canaille de chanter le monde avec au fond l’espoir qu’il guérisse, ce monde qu’il chante c’est celui qu’il voit, mais sans vouloir m’avancer j’ai envie de dire que c’est tellement limpide que j’ai l’impression que la réalité passe à  travers ses yeux pour devenir mots et musique!

La nausée c’est ce qui nous attend à  chaque instant si on décide de se laisser porter, de s’endormir, de laisser ce monde avancer sans nous…

Un album à  découvrir le 22 septembre 2014, et pas d’inquiétude on sera là  pour vous le dire encore et encore!

La Canaille, Cabadzi, et bien d’autres artistes encore sont là  pour nous garder éveiller, écoutons les… La nausée, un album, une musique, une émotion, celle du moment.

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