Il était fou, nouvel album de JUR


Une voix incroyable, Jur Domingo. Une guitare déterminée, Nicolas Arnould. Une batterie feutrée, Frédéric Cavallin. Un piano, un accordéon et une guitare avec Julien Vittecoq, accompagnés sur cet album à la contrebasse par Mathias Imbert et au Tuba et conque par Daniel Malavergne.

Un groupe formé pour cet album hors du commun enregistré en live lors de deux concert à la Commanderie à Vaour.

A marée basse, on ouvre l’album et en sautillant on entre avec une délectation non dissimulée dans cet univers où la puissance de la voix est portée par des instruments aussi discrets que grandioses.

Un univers trouble, ou affichant un visage assez sérieux se dégage de Intrusa

Cet album est aussi parcouru par des titres aux mélodies plus entêtantes et aux musiques dansantes même si quelques respirations plus douces se font sentir entre deux pas sur la piste comme dans le titre Le seuil par exemple.

Une danse, des mélodies, tout ça c’est évidemment est très sérieux et dans cet album très travaillé. Une précisions millimétrée digne des meilleurs acrobates qui ne laisse pas la place au hasard, rien ne dépasse si ce n’est l’envie de partager avec nous de très beaux textes et une ligne mélodique efficace. La précision n’enlève évidemment rien à la surprise et aux subtilités qui sont toujours présentes chez JUR.

L’ambiance feutrée qui se dégage de cet album donne évidemment envie de les découvrir sur scène, c’est un frisson assuré, un frisson qui s’invite avec cet album discrètement l’air de rien pour vous envahir jusqu’au dernier morceau de peau, une danse déclenchée sans aucun doute par la musique et par l’énergie de JUR.

Il était fou est le titre le plus étonnant, on imagine le rideau se lever sur une scène jouée sur ce titre dans un théâtre, avant que tout ne se fige pour passer à la suite… Comme si le public et les artistes prenaient le temps d’une respiration pour se jeter dans la suite. Plusieurs pause qui permettent de saisir l’importance de chaque instant dans ce titre. 

Le spectacle, c’est exactement ce qui se trouve au centre de leur création artistique, et avant de se lancer dans la musique, JUR était avant tout une belle liste de spectacles, entre danse, chant et cirque. Les chansons de JUR naissent au départ au cours d’improvisation auxquelles se livre Jur et Julien après les répétitions de la compagnie, et voilà comment sur la route, et tout au long des tournées des chansons prennent vie pour un résultat toujours incroyable en compagnie d’autres artistes.

Il était fou, un titre d’album comme pour résumer ce projet magique qui réuni des artistes prêt à tout pour s’amuser devant un public. 

Et pour terminer, on notera que le titre Follow Me résume à la perfection l’engouement du public pour JUR.

Si vous n’avez pas encore écouté cet album, vous savez quoi faire aujourd’hui!


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