Slow Joe & The Ginger Accident – Let me be Gone


Slow Joe & The Ginger Accident fait une dernière apparition avec cet album Posthume « Let me be Gone ».

Cet album qui sortira le 17 février est la suite d’une aventure incroyable que l’on vous racontait déjà à ces débuts,

Slow Joe a quitté ce monde alors que Let Me Be Gone se finalisait, un troisième album qui sortira le 17 février 2017.

Celui qui n’avait chanté que pour lui pendant des année était devenu ces derniers années une figure reconnue dans ce monde poétique et musical. Cette aventure marquée par plus de 300 concerts et deux albums incroyables fait un dernier pas avec ce troisième opus dans lequel raisonne certainement tout ce qu’il y a de plus beau sur cette terre, la vie, l’amour et la liberté.

Une célébration en règle pour toutes ces valeurs que mettait en avant Slow Joe.

Un album qui à l’image d’un testament que je vous propose de découvrir à travers 10 chansons.

Concert hommage :
28 mars 2017 – Café de la Danse (Paris)

Slow Joe s’est éteint chez lui à Lyon, emporté par une rupture d’anévrisme foudroyante, à 73 ans.

Sur cet album, Slow Joe a mis le plus profond de lui même, il s’y livre comme jamais et donne à chaque mot une raisonnance particulière.

Quand les premières notes sonnent avec Tambde Roza on est rapidement saisi par ce chant traditionnel en Konkani, la langue de Goa, dans ce titre il nous conte l’histoire d’une idylle impossible.

Avec Swing Your Love en plonge très loin dans ce monde mystique qu’est l’amour, un des plus beaux titre de cet album!

Mais l’amour ne s’arrête pas à un titre, et prend aussi toute sa place dès le titre suivant, Temple Mosque Church en forme de prière dédiée au seul dieu qu’il reconnaît, l’Amour.

My Sway en est le premier extrait.

My Sway, vous l’avez découvert il y a quelques instants, on y découvre une relation entre deux personnes, deux complices, deux contraires, un peu l’histoire de ces deux sans qui cette aventure ne serait jamais arrivée.

I Was a Stooge est une incantation à la gloire des marginaux, des égarés, des démunis, dont il se revendique avec force et fierté :

« So this is my song for all the losers
Those who have lost all they have loved
Suddenly they find no piece of mind
Just like me. We’re left behind
For I belong to all the above
All those who have lost in love »

Vous allez craquer pour Candy Sparkles, un blues aux sonorités indiennes dans lequel il rend hommage à tout ces instants de grâce qui peuvent égayer même l’existence la plus compliquée.

Les influences indiennes font aussi une apparition dans Black Moon, l’apocalypse n’est pas très loin…

L’amour n’empêche en rien de se révolter contre le pire, et c’est ce que fait Slow Joe dans God Damn The Pusherman en suppliant Dieu de maudire les dealers d’héroïne.

She Makes Love Like Crazy c’est la porte sur son rêve le plus intime, là aussi une histoire où l’amour est au centre de tout.

Comme le chant du cygne, l’album se referme sur Silent Waves, ici Slow Joe demande à la mort de le réduire au silence, doucement, au milieu de la nuit, à l’heure où les gens s’aiment. Certainement le rêve des hommes.

Et pour ne pas quitter Slow Joe juste en musique, voici quelques photos qui nous inspirent.



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