Moriarty – The Missing Room, la musique à  l’envers


A l’envers mais pas tant que ça finalement, si habituellement on est dans un format « Nouvel Album » –> « Nouvelle tournée » avec Moriarty c’est tout le contraire puisque le nouvel album « The missing room » est né d’une tournée, ou plutôt vie avec une tournée.

Et finalement on ne va pas s’en plaindre car lorsqu’un album justement nommé studio prend vie il est parfois trop surfait, trop lisse et pas forcément savoureux comme ce nouvel album qui est délicieux et débordant d’une musique qui a puisée ses notes dans des histoires, ou plutôt l’histoire d’un groupe et de sa tournée à  travers le monde…

La différence, c’est ce que je retiens de ce nouvel album, différent de tout ce que l’on peut entendre habituellement, intéressant c’est clair, attirant assurément.

Quoi de meilleur qu’un titre qui a déjà  conquis un public, un vrai, celui que l’on peut approcher, toucher, voir et sentir vibrer pendant que l’on est sur scène? C’est clair leur musique est proche de celui qui l’écoute.

Il y a toujours une histoire par chanson, alors évidemment si on ne va pas tout raconter ici (autant écouter l’album pour découvrir ses histoires) on peut quand même parler de certains titres composés de façon originale, comme le titre décaf qui aurait pris forme dans le bus de tournée en Allemagne, et la tonalité de ce titre dictée par ce même bus qui produit forcément un fond sonore, sorte de bourdon sans fin sauf peut-être quand il est garé, mais des histoires de titres et de naissances de musique il y en a une infinité, à  chaque fois unique.

Ce qui est appréciable avec cet album, c’est la sensation de pouvoir l’écouter assis bien tranquille dans l’herbe (va savoir pourquoi, mais vous pouvez vous poser ailleurs si vraiment vous ne voulez pas d’herbe) au calme, de profiter de l’instant, de cette voix qui nous raconte des histoire simple, mais des histoires qui peuvent changer de direction sans que l’on s’y attendent.

Un album produit ou plutôt écrit avec lenteur, sans doute pour mieux nous laisser à  nous aussi le temps de l’écouter entre voix et guitare, entre balades et sonorités qui vous font frissonner.

The Missing Room, déjà  une perle de l’année 2011.


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