Heureux comme les cerfs-volants nouvel album de Tom Poisson, et bien plus encore…


Tu écoutes un album, tu tournes les pages de cette nouvelle, et tu comprends à  quel point la vie est aussi belle qu’implacable, la vie et toutes ces péripéties aussi belles que cruelles à  découvrir à  travers les mots de TOM POISSON et d’heureux comme les cerfs-volants.

Voilà  cette vie racontée et chantée et même mise en scène par Tom Poisson qui réussit avec ce très beau projet à  partager avec nous cette histoire de quelques personnages qui méritent d’être connus.

Fleur, Hugo, Foued ou Lili et bien d’autres partagent leur vie, de l’amour à  l’amitié, des liaisons aux séparations, des vies comme tant d’autres qui se croisent, se mêlent et s’entrechoquent.

C’est beau et bien trouvé, et l’auto dérision qui se cache derrière chaque scène, et bien des mots viennent mettre en lumière la part d’ombre qui se cache en chacun des personnages.

10 ans déjà  que Tom Poisson imagine de beaux projets qu’il réalise à  la façon d’un jeu de construction en empilant ce qu’il veut en se laissant porter par sa curiosité et son intuition.

500 concerts en 6 ans, des albums solos et bien des collaborations (Les Fouteurs de Joie, The Nino’s chantent Ferrer) et surtout un talent hors du commun qui fait de lui un artiste complet qui lui permet par exemple en 2013 de se lancer avec « l’Homme qui rêvait d’être une girafe », un projet qui s’étale du récit à  la chanson en passant par la mise en scène. Un projet tourné vers le jeune public, un projet qui est aussi à  l’origine de ce nouveau projet Heureux comme les cerfs-volants.

Tom-poisson-heureux-comme-les-cerfs-volants

Heureux comme les cerfs-volants s’articule autour d’un album, d’une nouvelle de 35 pages et surtout d’un spectacle musical et cinématographique.

En débutant par la nouvelle qui se dévore en peu de temps tellement on est absorbé par la vie des personnages, j’ai eu la bonne surprise de retrouver ces mêmes personnages dans l’album à  travers les 12 titres.

Alors oui, les différents projets se complètent mais ils sont aussi totalement dissociables.

LES CERFS-VOLANTS

Petite présentation de ce livre album, même si on vous laissera découvrir certains titres:

L’album s’ouvre avec « Tes envolées » et nous emporte dans l’univers d’un personnage amoureux et tourmenté.

Les cerfs-volants fait aussi s’envoler l’amour dans un espace de liberté qui semble sans fin, un monde d’insouciance.

Fleur c’est la rencontre avec ce personnage emblématique du projet, Fleur c’est celle qui laisse Jean-Paul en admiration devant elle et qui va connaître bien des premières fois.

Conjonctivite est très imagé, car avoir les yeux rouges peut signifier bien des choses, mais ici l’amour ou la mélancolie n’est jamais loin.

Le type en pyjama nous fait rencontrer tous les personnages, de Martine à  Fred, en passant par Christian et Isabelle, là  aussi on parle d’amitié même si parfois on fait des rencontres appréciables mais voilà  on ne garde plus contact…

Le virage

Les noyés aborde lui aussi l’amour, une petite musique mélancolique vient accompagner un texte à  la fois très beau et très triste, peut-être un amour invincible qui ne prendra fin que très loin du rivage…

Les petits oiseaux accompagne ce cœur qui s’échappe d’un écrin pourtant bien confectionné pour ne pas le perdre…

Que dirais-tu? est une belle invitation à  la détente, on se laisse rapidement porter par ce titre qui nous propose de partir en voyage dans l’espace et le temps.

Le contraire d’un géant,

Populair’ c’est l’envie d’un artiste qui rêve de faire une chanson populaire et qui en même temps y parvient, mais la chanson n’est pas son but, l’idée est bien de « rentrer chez toi », l’amour du public…

Quand on se pose Au coin de ma fenêtre on découvre le point de vue de cet hommage ébahi par la vie.

Un projet dont l’extrait ci-dessous qui nous parle aussi d’amour pourrait bien devenir la clé d’un long voyage à  plusieurs.

J’ai longtemps pensé qu’on n’avait pas besoin de parler pour se comprendre au sein d’un couple. Un geste, un regard, un soupir suffisent, ai-je longtemps pensé.  » On devine l’autre « . Je trouvais l’idée jolie. Jolie mais inexacte.
A vouloir deviner l’autre, on fait des suppositions et lorsqu’on fait fausse route, alors, les quiproquos s’empilent, on finit par ne plus se comprendre du tout, on s’éloigne.

Soutenir Framasoft